Ce que nous portons fait la différence – données clés, labels utiles et leviers concrets pour une consommation vestimentaire plus responsable

Le saviez-vous ? En Suisse, chaque personne achète en moyenne 22 kg* de vêtements et de textiles par an.

Une grande partie de ces textiles est produite dans des pays du Sud, souvent dans des conditions de travail précaires et pour des salaires très bas.

Et sur ces 22 kg, environ 11 kg** sont jetés chaque année, par personne.

Il est clair qu’une prise de conscience s’impose – #monchoixéquitable !

Quelle est la situation actuelle dans l’industrie textile ? 

Le secteur textile est un véritable colosse mondial: on estime qu’une personne sur six dans le monde y travaille. Pourtant, dans les pays producteurs, les conditions de travail sont souvent extrêmement précaires. Des horaires interminables, des environnements parfois dangereux, l’absence de contrats et des salaires insuffisants pour assurer une vie digne sont malheureusement la norme. Parallèlement, la production textile exerce une pression considérable sur notre environnement : d’énormes quantités d’eau et de sols sont utilisées, des substances chimiques toxiques sont rejetées, et des microplastiques polluent les écosystèmes. De plus, le secteur a une empreinte carbone considérable : selon certaines estimations, environ 10 % des émissions mondiales de CO₂ proviennent de l’industrie de la mode et de ses chaînes d’approvisionnement, soit plus que l’ensemble du trafic aérien et maritime réunis. Il est donc essentiel de transformer en profondeur notre manière de produire et de consommer.

Comment commencer à changer concrètement ses habitudes de consommation ? 

Partout dans le monde, de nombreuses initiatives – comme Reflect Your Style ou Fashion Revolution – œuvrent déjà pour un véritable changement. Suivre leurs canaux d’information permet de rester informé·e et de puiser dans des sources d’inspiration concrètes.
Par ailleurs, un nombre croissant de marques et d’entreprises s’engagent aujourd’hui dans des démarches de durabilité authentiques et mettent en place des changements, avec des résultats tangibles.

Par où commencer ? Voici cinq gestes simples et efficaces :

1. Acheter moins, acheter mieux
Avant tout nouvel acte d’achat, prendre un moment pour réfléchir à l’impact de cette décision sur l’environnement et sur les conditions de travail à l’autre bout du monde.

2. Éviter les achats impulsifs
Se méfier des réductions et promotions alléchantes et se demander si l’on a réellement besoin du vêtement en question.

3. Louer, échanger, acheter d’occasion
Explorer des alternatives : emprunter à des proches, participer à des trocs ou privilégier les boutiques de seconde main, en ligne ou en magasin.

4. Réparer plutôt que jeter
Un petit trou, un bouton manquant ? Ce sont souvent des réparations toutes simples. Et pour les travaux plus complexes, de nombreux services de réparation accessibles permettent de prolonger la vie des vêtements.

5. Choisir les bons labels et matériaux
Lors d’achats neufs, opter pour des matières écologiques et priviégier des labels de durabilité reconnus. À retenir : les fibres d’origine végétale ont en général un impact moindre, et l’agriculture biologique limite davantage les effets néfastes sur la planète.

Où trouver des marques et des boutiques engagées pour une mode durable ? 

Heureusement, de plus en plus de marques et de boutiques font le choix conscient de proposer des produits durables. Un bon point de départ pour consommer de manière plus responsable est la liste des membres de Swiss Fair Trade. Ces entreprises intègrent l’équité et la durabilité au cœur même de leur identité. 

Marques de vêtements et textiles durables :

Boutiques engagées pour la mode durable (en ligne et/ou physiques) : 

De manière générale, avant tout achat, il peut être utile de se poser une question simple : à quel point cette marque est-elle transparente ? La durabilité demande du temps et des efforts. Les entreprises qui s’y engagent sincèrement et qui en parlent ouvertement sont souvent un meilleur choix que les grands acteurs de la fast fashion. 

Comment s’y retrouver parmi la multitude de labels existants ? 

Envie de consommer de manière plus responsable, mais un peu perdu·e face à la jungle des labels et certifications ? Voici trois labels de durabilité incontournables pour vous orienter. Et pour aller plus loin, il est possible de consulter l’article du blog Reflect Your Style ou le site labelinfo.ch. 

Fairtrade Cotton
Le label Fairtrade pour le coton garantit une production et un commerce équitables. Toute la chaîne d’approvisionnement est traçable, et le coton certifié est transformé séparément de celui qui ne l’est pas. Fairtrade s’engage pour de meilleures conditions de vie et de travail des producteurs et productrices de coton, à travers un prix minimum garanti et une prime de développement. 

Fair Wear
Fair Wear milite pour des conditions de travail décentes dans l’industrie textile. L’organisation collabore étroitement avec des marques, fabricants et ateliers pour assurer des salaires équitables, un traitement respectueux et des lieux de travail sûrs. Fear Wear contrôle la conformité sociale tout au long de la chaîne d’approvisionnement et accompagne les entreprises dans une amélioration continue.

GOTS (Global Organic Textile Standard)
GOTS est l’un des labels les plus reconnus pour les textiles à base de fibres biologiques. Les vêtements certifiés répondent à des critères environnementaux stricts : limitation des substances chimiques nocives, respect de la biodiversité et gestion durable des ressources. Le label prend également en compte des normes sociales à chaque étape de la production. 

Quelles sont les conditions de travail des couturières et des travailleur·euse·s du textile ? 

Il est bien connu que de nombreuses couturières dans les pays du Sud global travaillent dans des conditions précaires. Mais que recouvre concrètement cette réalité ? Et surtout, comment faire autrement ? 

  • Des salaires trop bas : bien souvent, ils ne permettent même pas de couvrir les besoins essentiels des travailleur·euse·s et de leur famille. Le salaire vital, qui permettrait de vivre dignement, reste une exception. 
  • Des horaires excessifs : des journées pouvant atteindre 16 heures, parfois 7 jours sur 7. Les heures supplémentaires sons souvent considérées comme normales et sont rarement rémunérées correctement. 
  • Des emplois précaires : des contrats précaires, voire inexistants, sans droits ni protection, donnent lieu à une grande insécurité de l’emploi. 
  • Une sécurité quasi inexistante : la plupart des usines ne respectent pas de normes de sécurité, exposant ainsi les travailleur·euse·s à des accidents et à des risques graves pour leur santé.  
  • Une répression syndicale : tenter de créer un syndicat ou de revendiquer de meilleures conditions de travail, c’est se risquer à des menaces ou à un licenciement pur et simple.  
  • Des discriminations systémiques : les femmes, majoritaires dans ces postes, sont souvent sous-payées, victimes de harcèlement sexuel ou de discriminations. 
  • Des atteintes à la santé : le travail répétitif, la pression constante, l’exposition à des produits toxiques et le manque d’aération adéquate peuvent avoir des conséquences sérieuses sur la santé physique et mentale. 

Dans le même temps, les prix des vêtements ont drastiquement chuté ces dernières années – et ce sont notamment les couturières dans les pays de production qui en paient le prix. L’industrie de la mode est soumise à une pression constante pour produire toujours moins cher, poussant sans cesse à délocaliser vers des lieux de production moins chers, au détriment des droits humains et de l’environnement. 

Brücke – Le Pont raconte le combat d’une ouvrière textile pour défendre ses droits.

Une autre voie est possible : des organisations comme les membres de Swiss Fair Trade œuvrent pour des conditions de travail dignes et des salaires justes dans l’industrie textile. #monchoixéquitable 

Coop naturaline – Des salaires pour une vie digne

Photo: Coop naturaline
Fait n°418 – Des salaires décents dans la production textile

Depuis avril 2024, Coop naturaline verse un bonus aux travailleuses et travailleurs de la dernière étape de fabrication de ses textiles en Chine, afin de leur garantir un revenu permettant de vivre dignement.

Il est important de noter que cette usine partenaire produit également pour d’autres marques. Coop naturaline assume donc sa part de responsabilité : elle finance un complément de salaire proportionnel à son volume de production, pour combler l’écart avec un salaire vital.

La vision est simple : si tous les clients de cette usine suivaient cet exemple, l’ensemble des employé·e·s pourrait percevoir une rémunération réellement suffisante pour vivre décemment, selon le coût de la vie local.

Les effets sont déjà visibles : même les salarié·e·s les moins bien payé·e·s, rémunéré·e·s directement par l’usine, ont vu leur revenu augmenter d’environ 9 %. Un signe encourageant qui montre que des changements positifs sont possibles, lorsque les entreprises agissent ensemble, et que des initiatives comme celle de Coop naturaline représentent des avancées concrètes vers plus de justice sociale.

En savoir plus sur l’engagement de Coop naturaline

Et quel est le coût environnemental de tout cela ? 

La production textile, en pleine expansion, exerce une pression massive sur notre planète. À chaque étape – de la culture des matières premières à la fabrication, jusqu’à l’usage souvent trop court des vêtements – les impacts sont considérables. 

  • Eau surexploitée et polluée : la production textile – en particulier la culture du coton conventionnel et les traitements textiles, comme la teinture, requièrent d’énormes quantités d’eau. Cette eau est souvent polluée par des substances chimiques avant d’être rejetée dans les cours d’eau, mettant en péril les écosystèmes et la santé des populations locales. 
  • Émissions de CO₂ : le secteur de la mode génère près de 10 % des émissions mondiales de CO₂ – plus que l’aviation et le transport maritime réunis. En cause : des chaînes d’approvisionnement longues, des procédés énergivores et une surconsommation mondiale de vêtements à durée de vie réduite. 
  • Substances chimiques nocives : des pesticides pour la culture conventionnelle des fibres naturelles, aux colorants, en passant par les teintures et autres agents blanchissants, les substances chimiques sont omniprésentes dans la chaîne textile. Nombre d’entre elles sont toxiques, persistantes dans l’environnement et dangereuses pour les santé des travailleur·euse·s et des consommateur·trice·s. 
  • Production de déchets : une grande partie des vêtements finit rapidement à la poubelle. Certains pays du Sud, comme le Ghana, sont submergés par les vêtements usagés venus du Nord. 
  • Microplastiques, ennemis invisibles : à chaque lavage, les fibres synthétiques (polyester, nylon, acrylique) libèrent de minuscules particules plastiques qui se retrouvent dans les eaux usées. Ces microplastiques finissent dans les océans, menaçant la faune marine… et notre chaîne alimentaire. 
  • Dégradation des sols : la culture conventionnelle de matières premières, comme le coton, mobilise d’importantes surfaces agricoles et peut entraîner une dégradation des sols par l’usage de monocultures et de pesticides. 

Des gestes simples pour un impact réel : allonger la durée de vie de ses vêtements, les réparer, les acheter de seconde main ou choisir des marques responsables… autant de choix qui font une vraie différence pour l’environnement.  #monchoixéquitable 

Photo: Fairtrade Max Havelaar

Fairtrade s’engage en faveur de la justice sociale et du développement durable. Grâce à cette certification, les agricultrices et agriculteurs de coton à petite échelle bénéficient de prix équitables et de primes supplémentaires. Celles-ci permettent de financer des projets communautaires essentiels – comme des écoles ou des centres de santé – tout en promouvant une agriculture plus respectueuse de l’environnement. À travers cet engagement, Fairtrade agit concrètement contre la pauvreté et ouvre des perspectives durables. Cela se traduit à plusieurs niveaux :

Un revenu stable et prévisible :
Fairtrade fixe des prix planchers, offrant ainsi une sécurité économique et une meilleure capacité de planification pour les familles agricoles.

Construire l’avenir ensemble :
Les primes Fairtrade versées en plus du prix du coton permettent d’investir dans des projets collectifs qui améliorent la qualité de vie et l’avenir des communautés.

Rompre le cercle de l’endettement :
L’accès à un revenu équitable réduit le recours à des prêts coûteux souvent nécessaires pour faire fonctionner une exploitation.

Un environnement plus sûr, des personnes en meilleure santé :
De nombreux pesticides et substances toxiques sont interdits dans la culture du coton certifié Fairtrade, réduisant ainsi les maladies et les coûts liés à la santé.

Des réserves d’eau protégées :
L’absence de produits chimiques nocifs permet de préserver la qualité des ressources en eau. 

Des pratiques durables transmises aux générations futures :
Les producteurs et les productrices reçoivent des formations sur des méthodes agricoles écologiques, favorisant la santé des sols.

Mieux résister au changement climatique :
Des techniques agricoles plus résilientes permettent aux communautés de mieux faire face aux aléas climatiques.

En savoir plus sur l’engagement de Fairtrade

Galerie

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